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"Il ne faut pas juger les gens sur leurs fréquentations. Juda avait des amis irréprochables." VERLAINE*
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mardi 26 mars 2013

Un vieux, la mort, une gare je sais pas.


Je ne sais pas ce qu'il y a de plus cool que d'avoir le temps de (mal) dessiner à nouveau. Ecrire aussi. Lire. Retourner au cinéma bientôt il y a le nouveau Almodovar je peux pas rater ça. Y a aussi tout pleins de DVD sur mon bureau là, le genre de classiques qu'il faut absolument que je voie ou alors je n'ai pas le droit de parler de cinéma. Y a Joann Sfar qui sort un roman, ça parle de vampire et de psychanalyse. Je crois que je vais le lire, quitte à le descendre ensuite ici. 

J'ai tourné pendant les vacances mon premier vrai de vrai petit court métrage. Et vous savez quoi ? Je veux jamais arrêter ce genre de projets. Il y a trop de choses merveilleuses, et parmi elles le fait de travailler en équipe presque tout contrôler. Y aussi le fait de pas être tout seul c'est sûr. On a la reconnaissance immédiate, c'est ce dont je parlais l'année dernière ici même. Etre devant la caméra n'a même plus été un problème parce que c'était mon truc (truc oui bon). Je savais tout ce que je voulais, au plan près et j'étais entouré de ceux qui étaient le plus à même de comprendre comment mon cerveau fonctionne. 

Dès qu'il est prêt je l'envoie à tout pleins de gens et puis je le mets ici. J'ai pleins d'autres idées, de plus en plus difficiles à mettre en place mais... j'y arriverai ! En attendant, ô vous mes dix (dis donc, vous augmentez !) lecteurs réguliers, je vous dédicace ce petit truc (encore !) que j'ai gribouillé en écoutant ça : 




(oh et si vous trouvez le rapport, signalez-le moi parce que mon ça me joue des tours)


dimanche 24 février 2013

Kheiron, Libre Education

Je l'avoue ! Jamais je n'y serai allée si ce n'avait pas été un cadeau. J'ai découvert Kheiron il y a deux ans, sur madmoizelle, et c'est vrai qu'il était drôle - mais les blagues de fesses, ça va le temps d'un sketch. J'étais restée dans l'optique d'un Kheiron un peu lourd via son personnage dans la série évènement de l'année dernière, Bref, mais également à travers sa page facebook : Kheiron est drôle, mais Kheiron est parfois méchant et l'idée d'aller le voir me faisait, je l'avoue, un peu peur.

Mais il s'est trouvé qu'une place pour son spectacle était un cadeau et même plus ! Mon cadeau pour mes dix-huit ans. J'y suis donc finalement allée le sourire aux lèvres, sachant que quoi qu'il arrive je serais contente.

J'ai été plus que contente, j'ai été plus qu'amusée. Pliée de rire. A en perdre le souffle. Je vais expliquer pourquoi, parce que c'est pas aussi simple que ça en a l'air.

L'Européen, place de Clichy, est une salle relativement petite et l'artiste en a très largement tiré profit, la ligne directrice de son spectacle étant l'interaction avec le public. Mais attention, pas une interaction à la Gad Elmaleh (face à deux mille personne, celui-ci n'a d'autre choix que d'inventer des réactions de public), non, une vraie discussion. C'est comme être à une soirée avec ses potes et que l'un d'entre eux se lâche, donne tout ce qu'il a. C'est comme être à une soirée avec un humoriste. Kheiron va poser une question et interroger tout ceux qui lèvent la main, ne va jamais forcer personne à parler, ne va jamais être méchant (moi qui avait tant peur de cela) - non, il va juste être drôle à partir de n'importe quoi.

Bien sûr il y a un plan, une construction, quelques vannes écrites et peaufinées mais l'impro s'impose la majorité du temps et c'est un art dans lequel il excelle. Plus que tout, je l'ai admiré hier soir car une famille, au premier rang, lui a fait toutes les misères possibles : rire gargantuesque de la jeune fille de vingt ans en manque total d'affection, blagues pas drôles de ses deux voisins et même l'un d'eux qui monte sur scène (il a dû avoir peur à ce moment là, peut-être même qu'il s'est senti un peu comme un chanteur de rock) !
Kheiron a prit le meilleur parti : les qualifier immédiatement de "chelous", et même leur dire carrément de se taire. Comme à des enfants en somme.

Le public serait donc comme une classe, une colo avec ses chahuteurs, ses bons élèves (j'en ai vu pleins lever la main exactement comme des enfants), ses bolosses aussi. Kheiron est un excellent moniteur.

Un professeur de la libre éducation.